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Formation AFDAS "Le seul en scène : vérité d'interprétation et émotions au service du récit"

MessagePosté: Mer 18 Déc 2019 16:39
de JeremyB
Les Escales Buissonnières, organisme de formation pour professionnels de la musique et du spectacle vivant, du cinéma et de l’audiovisuel organisent du 14 au 23 avril 2019 à LYON la formation conventionnée AFDAS :

LE SEUL EN SCÈNE :
Vérité d’interprétation et émotions au service du récit


(Programme complet : https://bit.ly/2WgJ1Lo)

Formation ouverte pour 12 stagiaires
8 jours, 56 heures

Intervenants :
Loïc Varraut, comédien, auteur
Nicolas Gabion, comédien, scénariste
Hélène Monier, enseignant-chercheur

Prises en charge possibles :

- Vous êtes intermittent du spectacle (indemnisé ou non par l’ARE) ?
Prise en charge intégrale du coût de la formation par l’AFDAS via le Plan de Formation (conditions d’éligibilité pour les comédiens : avoir cumulé 48 cachets au cours des 24 derniers mois)
Si conditions d’égibilité à l’AFDAS non remplies: une prise en charge par Pole Emploi peut être envisageable
- Vous avez un autre statut social (salarié, indépendant, etc…) ? : pour chaque situation un financement est envisageable. N’hésitez pas à nous contacter pour que nous vous aidions à déterminer lequel et que nous vous accompagnions dans votre demande.

Renseignements, Inscriptions :
Les Escales Buissonnières
tel : 06 40 28 54 12
mail : contact@escalesbuissonnieres.fr

Descriptif :
A chaque nouvelle entrée en scène, à chaque début de séquence pour la caméra, dès les premiers mots prononcés - d’un personnage, d’une voix off, d’une histoire racontée- chaque acteur est confronté à la question de sa crédibilité, au souci de la vérité de son interprétation.
Des réponses à cette question ont été apportées par plusieurs études menées par des neuroscientifiques. Celles-ci, observant le cerveau de spectateurs en train de regarder des spectacles de théâtre, ont trouvé la trace d’une « résonnance », constatant que plusieurs aires cérébrales s’activaient, notamment celles associées à l’empathie (capacité de se mettre à la place de l’autre, de comprendre ses intentions, ses pensées et ses émotions).
Chaque action réalisée sur scène a donc une réaction physique chez le spectateur.
Dès lors, ces études suggèrent que pour faire entrer le spectateur en empathie, faire « résonner » son cerveau, l’acteur devait faire appel à des émotions précises pour chacune de ses actions.
Une émotion maitrisée et convoquée au bon moment est donc une garantie pour l’acteur : la garantie d’une interprétation crédible, puissante, partagée et ressentie par le spectateur.

La formation « Seul en scène et vérité d’interprétation – Le stand-up tragique » offrira un temps de travail et d’expérimentation autour de la question de la vérité de l’interprétation et du lien que l’acteur entretient avec son réservoir émotionnel.
Elle proposera aux participants de leur transmettre les « outils » pour être capable, lors d’un seul en scène, de convoquer son histoire intime et ses propres émotions afin les mettre au service du personnage, de la situation et des histoires racontées.

Le travail s’articulera autour des passages au plateau de chaque stagiaire sur le mode « stand up », dont une définition pourrait être : « Genre où un acteur seul, sans décor et sans accessoire, prend l'auditoire à témoin des histoires qui lui sont arrivées ».
Dans un premier temps, le travail sera volontairement non-théâtral et uniquement dédié au partage d’histoires vécues, d’histoires vraies, émotionnellement fortes, partagées comme en veillée autour du feu, sans aucune volonté de représentation, d’interprétation ou de performance de la part des stagiaires.
Un temps d’analyse sera pris pour chaque stagiaire et chaque histoire racontée : analyse des gestes inconscients d’interprétation et des moments d’émotion déclenchée, partagée à la fois par celui qui parle et par ceux qui écoutent. Le contenu même des histoires -parfois intimes ou personnelles- ne sera jamais évoqué ni repris lors de ce temps d’analyse et de réflexion.
Dans un deuxième temps, des textes non-dialogués seront choisis -monologues issus du répertoire classique, textes et nouvelles issus de la littérature contemporaine, ou propositions spécifiques des stagiaires- puis travaillés individuellement, par chaque stagiaire, dans le souvenir de ce premier temps de travail, lorsque les histoires, les mots et les émotions partagés étaient « vrais ».
Les interventions de Nicolas Gabion, sur la structure dramatique d’une histoire, et d’Hélène Monier, sur les questions de régulation et de gestion personnelle de ses propres émotions, ponctueront le stage et enrichiront les stagiaires de ces données nouvelles.